Détournement , 2018
Eau de la Seine, bois, pompes, inox
Installation In situ, La Conciergerie, Paris

En janvier 1910, la Seine s’est invitée à la Conciergerie, spontanément.
Une trace de ce passage est encore visible sur un des piliers de la salle des Gens d’armes : une ligne de niveau, accompagnée de la date du 28 janvier 1910.
J’invite à nouveau l’eau du fleuve à venir séjourner, traverser, cheminer entre les colonnes de cette immense salle, cette fois-ci, avec un parcours proposé, dessiné.
Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à imaginer ce projet pour la Conciergerie. La proximité d’un élément fort, sauvage, difficile à contenir tel que la Seine en est une, mais surtout, le fait qu’une grande partie de l’histoire de ce lieu est liée à l’enfermement, la détention : à toutes formes d’isolement vis-à-vis du monde extérieur.
Je propose alors avec ce geste une extrême communication avec l’extérieur : un projet qui dépasse les murs et communique avec un élément extérieur vivant, fort. Le dehors s’invite à nouveau dans le dedans.

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In 1910, the Seine flooded to such a degree that it left marks on the columns of the Conciergerie. For his installation, Stéphane Thidet wanted to bring water from the river back into the monument.

The water for the installation is pumped up from the Seine at the base of the nearby bridge (le pont au Change), before passing over the street and entering the monument through the kitchens before getting to the salle des Gens d’armes as a waterfall.

Newt, it snakes through the gothic columns, guided by an untreated wooden structure (a little like the first rollercoasters) and eventually exits between the building’s twin stone towers, once again as a waterfall.